Calvitie : deux fois plus de risques de crise cardiaque

CalvitieC’est une mauvaise nouvelle pour les personnes qui perdent leurs cheveux. Ils auraient en effet deux fois plus de risques de connaître un accident cardiovasculaire que les autres.

Ce sont des chercheurs japonais de l’Université de Tokyo qui ont compilé et analysé le résultat de six précédentes études pour arriver à cette conclusion. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue BMJ Open.

Un risque doublé

Ils ont ainsi passé en revue le profil de 40 000 individus. Et les scientifiques ont alors constaté que ceux qui étaient atteints de calvitie sur le dessus du crâne avaient 52% de risques en plus de développer une maladie coronarienne. Quant à ceux qui combinaient à la fois une perte de cheveux au dessus et les deux côtés de la tête, ce pourcentage montait à 69%.

Des recherches complémentaires doivent être effectuées afin de mieux comprendre le lien entre ces deux phénomènes. A l’heure actuelle, les spécialistes de la question estiment que les hommes qui ont un niveau de testostérone sont plus susceptibles de perdre leurs cheveux, qui plus est s’ils ont des antécédents familiaux.

Cette hormone endommagerait en effet les follicules capillaires. De même, elle serait également mise en cause dans les maladies cardiaques.

Une raison hormonale

Plus précisément, ce serait la dihydrotestostérone (DHT), un métabolite biologiquement actif de la testostérone, qui provoquerait cette calvitie. S’il y a trop de DHT qui se trouve dans le sang, les follicules rétrécissent, les cheveux s’amincissent et poussent plus lentement que la normale. Il est à souligner que ce risque est accru si les hommes commencent à perdre leurs cheveux avant 50 ans.

En moyenne, une personne possède 100 000 cheveux, et il est normal d’en perdre 50 à 100 par jour. C’est lors des changements de saison que les cheveux se renouvellent le plus. Au delà d’une perte régulière et quotidienne de plus de 100 cheveux, on peut parler d’alopécie. Elle peut être de cinq types :

  • l’alopécie androgénétique héréditaire, qui est la plus fréquente puisqu’elle touche 70% des hommes ;
  • l’alopécie aiguë, liée à un phénomène précis comme le stress, une carence alimentaire, des troubles hormonaux, une chimiothérapie ;
  • la localisée, résultant d’une brûlure ou d’un parasite ;
  • la congénitale, apparaissant dès la naissance
  • enfin, l’alopécie areata, localisée et d’origine auto-immune.

Certains comportements préventifs peuvent être à adopter afin de retarder au maximum cette chute des cheveux. Le tabagisme peut ainsi accélérer la calvitie et l’arrêt de la cigarette est recommandé. En cas de stress, il est conseillé de suivre une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité sportive afin de se relaxer.

On estime qu’en France 10 millions d’hommes seraient touchés par la calvitie et la perte de cheveux peut apparaître dès l’âge de 20 ans. Le pourcentage augmente proportionnellement avec l’âge.